Sylvano Bussotti

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Sylvano Bussotti
Biographie
Naissance
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FlorenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
MilanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
italienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Conservatoire Luigi CherubiniVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Compositeur, poète, costumier, scénographe, peintre, metteur en scèneVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Instruments
Piano, violonVoir et modifier les données sur Wikidata
Label
Ricordi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Maîtres
Roberto Lupi (en), Pierre Boulez, Max Deutsch, Luigi DallapiccolaVoir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Site web
(it) www.sylvanobussotti.orgVoir et modifier les données sur Wikidata

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Sylvano Bussotti, né à Florence le et mort à Milan le [1], est un compositeur, interprète, peintre, écrivain, metteur en scène, créateur de costumes et acteur italien.

Biographie

Né dans une famille d'artistes (son frère Renzo et son oncle Tono Zancanaro sont tous deux des peintres figuratifs), il commence très jeune l'étude du violon et s'inscrit au cours de composition au Conservatoire musical Luigi-Cherubini de Florence où il a comme professeurs Roberto Lupi et Luigi Dallapiccola, mais il est contraint d'interrompre ses études à cause de la guerre.

Il approfondit ses études de composition en autodidacte, et à partir de 1956 il devient élève à Paris de Max Deutsch ; c'est à Paris qu'il rencontre Pierre Boulez, qui, avec le musicologue Klaus Metzger, l'invite à suivre ses fameux cours d'été à Darmstadt.

La première exécution publique de sa musique a lieu en 1958 en Allemagne, grâce au pianiste américain David Tudor, ami et interprète fidèle de l'œuvre de John Cage. Peu après, Cathy Berberian et Pierre Boulez présentent ses œuvres en France.

Il séjourne aux États-Unis en 1964-65, invité par la Fondation Rockefeller à Buffalo et à New York. En 1967, il reçoit le prix "all'Amelia" de la Biennale de Venise. En 1972 il réside pendant un an à Berlin. Il a demeuré à Milan, Paris et Florence.

Membre d’un groupe d’artistes florentins qui compte Marcello Aitiani, Giancarlo Cardini, Giuseppe Chiari, Pietro Grossi, Daniele Lombardi, Sergio Maltagliati et Albert Mayr, il expérimente alors l’interaction entre son, geste et image[2].

Parallèlement à son travail de composition, Bussotti n'a de cesse de cultiver d'autres centres d'intérêt. Ses œuvres picturales sont exposées dans plusieurs pays (entre autres au musée d'Orsay, et il dirige plusieurs opéras (se chargeant aussi bien de la direction que de la mise en scène et des costumes) dans des opéras et des manifestations telles que le Maggio Musicale Fiorentino, le Teatro Regio de Turin, la Fenice de Venise, les Arènes de Vérone, le Liceu de Barcelone, la Zarzuela de Madrid, le Teatro alla Scala de Milan. Il figure sur la liste des signataires de la pétition qui, en , appelle à construire la salle modulable à l'Opéra Bastille. Il publie également le recueil de poésie Letterati ignoranti, l'essai littéraire I miei Teatri, le recueil Disordine alfabetico et le volume illustré Moda e Musica.

Il est commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres français.

Style musical

Sa musique interprète l'Éros comme force dionysiaque libératrice présente dans l'être humain. L'osmose entre les divers langages l'a poussé à adopter un système libre de notation graphique, qui fait de ses autographes musicaux de véritables œuvres d'art. On parle dans ce cas de graphisme musical, par exemple avec Calendario Giapponese pour douze instruments de 1992, ou Autotondo Tondodono, dessin sonore indéterminé, hommage à Tono Zancanaro, publié en 1991.

En contraste avec l'orientation structuraliste en vogue à Darmstadt à la fin des années 1950, il se rapproche de la musique et de la philosophie de John Cage, qu'il a rencontré lors des cours d'été dans la ville allemande. Il adopta un langage très libre, lié au hasard et à l'indétermination, même si dans son style, résolument moderne et original, peuvent affleurer des échos de l'expérience romantique tardive de ses compositeurs préférés, de Gustav Mahler à Giacomo Puccini et Alban Berg.

Publié d'abord par Universal Edition, il se lie ensuite avec la casa Ricordi (la maison Ricordi) à partir de 1956.

Œuvres

Œuvres théâtrales et ballets

  • La Passion selon Sade (mistero da camera, 1965)
  • Raramente (mistero coreografico, 1971)
  • Lorenzaccio (1968-72)
  • Bergkristall (ballet, 1973)
  • Nottetempo (dramma lirico, 1976)
  • La rarità. Potente (1979)
  • Phaidra/Heliogabalus (ballet, 1980)
  • Le Racine, pianobar pour Phèdre (opéra de chambre, 1980)
  • Le Bal Mirò (balletto pantomime, 1981)
  • Nympheo (Scartafaccio per opera video e/o lettura da concerto, 1984)
  • Fedra (tragedia lirica, 1988)
  • L'ispirazione (melodramma in tre atti, (1988)
  • Bozzetto siciliano (opera in un atto, 1988-1989)
  • Tieste (La Tragedia, 1993)
  • Quatre danses d'Alain[3] (compositions d’Alain Daniélou et Sylvano Bussotti, ballet, Rome 1995)
  • Silvano Sylvano. Rappresentazione della vita, opera da camera in un tempo su testi di Sylvano Bussotti, pour soprano, ténor, basse, récitant, ballerines et ensemble instrumental (2002-2007, work in progress). Création : Rome, Auditorium Parco della Musica, Sala Petrassi, .

Autres compositions

Œuvres graphiques, en prose et en vers

  • I miei teatri, Il Novecento editore, Palerme, 1982.
  • Letterati Ignoranti, poesie per musica, Quaderni di Barbablù, Sienne, 1986.
  • Sylvano Bussotti, nudi ritratti e disegnini, con testi di Romani Brizzi, Trucchi e Bussotti, Il polittico editore, Rome, 1991.
  • Non fare il minimo rumore, Edizioni del Girasole, Ravenne, 1997.
  • Disordine alfabetico, Spirali edizioni, Milan, 2002.
  • La calligrafia di un romanzo uno e due, racconto in Peccati veniali, a cura di A. Veneziani, Coniglio editore, Rome, 2004.
  • L'acuto, postfazione a Angelo d'Edimburgo di Fabio Casadei Turroni, edizioni Le Mondine, Molinella, 2006.
  • I Mozart vanno vanno, interludio in La notte delle dissonanze, a cura di Sandro Cappelletto, EDT, Turin, 2007.

Bibliographie

  • Paul Attinello: Signifying Chaos: A Semiotic Analysis of Sylvano Bussotti's »Siciliano«, in: repercussions 1/1992, pp. 84-110.
  • Mario Bortolotto: Fase seconda. Studi sulla Nuova Musica, Einaudi, Torino 1969, surtout le chapitre »Le cinque tentazioni di Bussotti«, pp. 201-226.
  • Mario Bortolotto (éd.): »Sognato dalla storia«: materiali per un »Lorenzaccio«, in: Lo Spettatore musicale, édition spéciale, Bologna 1972 [avec contributions de Mario Bortolotto, Giorgio Manganelli, Salvatore Sciarrino].
  • Moreno Bucci (éd.): L'opera di Sylvano Bussotti. Musica, segno, immagine, progetto. Il teatro, le scene, i costumi, gli attrezzi ed i capricci dagli anni Quaranta al BUSSOTTIOPERABALLET, Electa editrice, Milano 1988.
  • Francesco Degrada (éd.): Bussottioperaballet: Sylvano Bussotti e il suo teatro: Oggetto amato ─ Nottetempo, Ricordi, Milano 1976; [contient: Bussotti: Cinque frammenti autobiografici, p. 13, le livret de "Nottetempo", des interviews et articles].
  • Luigi Esposito(éd.): Un male incontenibile - Sylvano Bussotti artista senza confini, Bietti, Milano 2013.
  • Michele Girardi: Colloquio con Sylvano Bussotti, in: L’opera negli anni Ottanta, atti del convegno internazionale di studi (Roma, 16-), pp. 122-132, «Quaderni dell’ IRTeM, serie 3, n. 10», © 1996, pp. 132-145.
  • Giuseppina La Face: Teatro, eros e segno nell'opera di Sylvano Bussotti, in: Rivista Italiana di Musicologia 9/1974, pp. 250-268.
  • Alessandra Lucioli: Sylvano Bussotti, Targa Italiana Editrice, Milano 1988.
  • Jürgen Maehder/Sylvano Bussotti: Turandot, Pisa (Giardini) 1983.
  • Jürgen Maehder: BUSSOTTIOPERABALLET ─ Sviluppi della drammaturgia musicale bussottiana, in: Nuova Rivista Musicale Italiana 18/1984, pp. 441-468.
  • Jürgen Maehder: BUSSOTTIOPERABALLET ─ Zur Entwicklung der musikalischen Dramaturgie im Werk Sylvano Bussottis, in: Otto Kolleritsch (éd.), Oper heute. Formen der Wirklichkeit im zeitgenössischen Musiktheater, »Studien zur Wertungsforschung«, vol. 16, Universal Edition, Graz/Wien 1985, pp. 188-216.
  • Jürgen Maehder: »Odo un Sylvano« ─ Zur Rolle des Komponisten, Regisseurs, Bühnen-und Kostümbildners Sylvano Bussotti im zeitgenössischen Musiktheater, Programmheft der Frankfurter Feste, Alte Oper, Frankfurt 1991, pp. 16-63.
  • Jürgen Maehder: Bussotti, Sylvano, in: The New Grove Dictionary of Opera, 4 vols., edited by Stanley Sadie. London: Macmillan Publishers, 1992.
  • Jürgen Maehder: Zitat, Collage, Palimpsest ─ Zur Textbasis des Musiktheaters bei Luciano Berio und Sylvano Bussotti, in: Hermann Danuser/Matthias Kassel (éds.), Musiktheater heute. Internationales Symposion der Paul Sacher Stiftung Basel 2001, Schott, Mainz 2003, pp. 97-133.
  • Luciano Morini: Moda e musica nei costumi di Sylvano Bussotti, Idealibri, Milano 1984; édition allemande: Aldo Premoli/Luciano Morini: Träume in Samt und Seide. Mystik und Realität in den Opernkostümen des Sylvano Bussotti, Edition Wissenschaft & Literatur, Marketing-und-Wirtschaft Verlagsgesellschaft Flade, München 1985, (ISBN 3-922804-09-8).
  • David Osmond-Smith: "Bussotti, Sylvano". The New Grove Dictionary of Music and Musicians, second edition, edited by Stanley Sadie and John Tyrrell. London: Macmillan Publishers, 2001.
  • Leonardo Pinzauti: A colloquio con Sylvano Bussotti, in: Nuova Rivista Musicale Italiana 4/1970, pp. 898-909.
  • Ivanka Stoïanova: Geste ─ texte ─ musique, Éditions 10/18, Paris 1978.
  • Ivanka Stoïanova: Mythos und Gedächtnis. Bemerkungen über das italienische Musiktheater: Luciano Berio ─ »Outis« und Sylvano Bussotti ─ »Tieste«, in: Otto Kolleritsch (éd.), Das Musiktheater ─ Exempel der Kunst, »Studien zur Wertungsforschung«, vol. 38, Universal Edition, Wien/Graz 2001, pp. 161-191.
  • Ivanka Stoïanova: Entre détermination et aventure. Essais sur la musique de la deuxième moitié du XXe siècle, L'Harmattan, Paris 2004.
  • Ivanka Stoïanova: Sylvano Bussotti: B. O. B. — Bussottioperaballet/Stratégies dissipatives dans "Questo fauno" et "Tieste". In Musiques vocales en Italie depuis 1945, edited by Pierre Michel and Gianmario Borio, pp. 29–60. Collection Recherche, éd. par Sophie Stevance. Notre Dame de Bliquetuit: Millénaire III Éditions, 2005. (ISBN 2-911906-11-X).

Liens externes

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Notes et références

  1. (it) « Musica, addio al compositore Sylvano Bussotti: Firenze si preparava a festeggiare i 90 anni », sur lastampa.it, (consulté le ).
  2. « Sylvano Bussotti-Database on contemporary music », sur brahms.ircam.fr, .
  3. « Quatre danses d'Alain (1995) », sur brahms.ircam.fr, .
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