Scopophilie

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Lady Godina's Rout;—or—Peeping-Tom spying out Pope-Joan (1796), illustration du caricaturiste anglais James Gillray.

La scopophilie, scoptophilie ou pulsion scopique, est définie par Sigmund Freud comme le plaisir de posséder l'autre par le regard[1]. Il s'agit d'une pulsion sexuelle indépendante des zones érogènes où l'individu s'empare de l'autre comme objet de plaisir qu'il soumet à son regard contrôlant.

Selon l'analyse psychanalytique de Laura Mulvey, il existe deux formes contradictoires de l'investissement libidinal dans l'acte de regarder un film : « La première forme, scopophile, dérive du plaisir d'utiliser une autre personne comme objet de stimulation sexuelle par la vision. La seconde, dont le développement est lié au narcissisme et à la constitution du moi, vient de l'identification avec l'image vue »[2].

Notes et références

  1. Cécile Daumas, « Le «male gaze», bad fiction », Libération, (consulté le ).
  2. John Frow, « Le lieu sémiotique du spectateur dans le discours de l'amour contemporain », dans Didier Coste et Michel Zéraffa, Le Récit amoureux (colloque Raison du cœur, raison du récit au Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, -), Seyssel, Champ Vallon, coll. « L'Or d'Atalante », , 315 p. (ISBN 2-903528-45-4), p. 172 [lire en ligne].

Voir aussi

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