Jacques Coursil

Jacques Coursil
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
Aix-la-ChapelleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jacques Georges CoursilVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Trompettiste de jazz, professeur d'université, artiste d'enregistrementVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Jacques Coursil Unit (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Instrument
TrompetteVoir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
JazzVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web
www.coursil.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Discographie
Discographie de Jacques Coursil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Jacques Coursil (né le dans le 18e arrondissement de Paris et mort le à Aix-la-Chapelle en Allemagne[1],[2]) est un professeur de linguistique, sémioticien, chercheur en philosophie des mathématiques, compositeur et musicien français de jazz. Son instrument de prédilection est la trompette.

Biographie

Né de parents martiniquais, Jacques Coursil écoute beaucoup de jazz durant son enfance. Son père est membre du Parti communiste français de 1921 à 1965, il se passionne pour le mouvement ouvrier, la lutte anticolonialiste et la poésie[3].

En 1958, pendant la guerre d'Algérie Jacques Coursil part pour la Mauritanie puis au Sénégal à Dakar où il est accueilli par l'entourage de Léopold Sédar Senghor et séjourne pendant trois ans[4]. Il s'intéresse aux indépendances des anciennes colonies françaises. De retour en France, il étudie la musique (notamment la trompette), les lettres et les mathématiques[5]. En 1965, il apprend que Malcolm X a été assassiné et part pour les États-Unis. De 1965 à 1975, il est musicien de jazz, à New York. C'est une époque mouvementée socialement, où l’avènement du free jazz côtoie les happenings en art et les mouvements hippies. Pendant toutes ces années, il va côtoyer et travailler avec les plus grands musiciens américains de la scène du Jazz et de la musique contemporaine. Il étudie avec le grand compositeur Noel DaCosta avec qui il jouera du Luciano Berio et du Luigi Nono, puis avec le trompettiste d'avant-garde Bill Dixon. Il fonde un groupe avec lequel il revient à Paris où il enregistre deux albums The Way aAead et Black Suite en 1969[3]. Il quitte à nouveau Paris pour New-York. C'est également pendant cette période qu'il commence à étudier la philosophie des mathématiques. Il rentre en France en 1975 et enseigne en alternance la littérature et la linguistique théorique. Il soutient deux thèses, l’une en Lettres, en 1977, et l’autre en Sciences, en 1992. En 1995, il s'installe en Martinique où il enseigne pendant 10 ans à l'université des Antilles et de la Guyane. Sa connaissance approfondie du corpus de Ferdinand de Saussure et des théories générales de linguistique moderne sont largement reconnus[6]. En 2000, il publie La Fonction muette du langage. Il enseigne ensuite aux États-Unis à l’université Cornell et enfin à l’université de Californie à Irvine. Pendant cette période universitaire, il travaille la trompette de manière atypique, se concentrant sur le souffle et des manières nouvelles de faire sonner l'instrument.

En 2005, un de ses anciens élèves devenu producteur John Zorn, lui propose de sortir un album sur son label Tzadik. Enregistré en une nuit, ce sera l'album Minimal Brass[4]. Il déclare à propos de cet album : « La musique peut aussi être une rivière souterraine qu’on travaille sans relâche. Je ne suis pas revenu, elle était toujours là ; elle a jailli, c’est tout[6]. » L'année suivante, il apparaît sur l'album free jazz/ rap de Rocé : Identité en crescendo. En 2007, c'est la sortie de Clameurs, un oratorio contemporain avec des textes de Frantz Fanon, des poètes martiniquais Édouard Glissant et Monchoachi et du poète arabe noir Antar. En 2010, Trails of Tears raconte le calvaire enduré par les indiens Cherokees au XIXe siècle, notamment lorsqu'ils furent déplacés de force à la suite de l'Indian Removal Act et que beaucoup moururent en chemin.

Discographie

1969 : Way Head (BYG-Actuel)
(à compléter) Disque vinyle : (ASIN B003XOT876) — Special Edition (CD) : 2004, label Sunspots, (ASIN B00007KVO1)
1969 : Black Suite (BYG-Actuel)
(à compléter) (ASIN B00006HI6R)
2005 : Minimal Brass (Tzadik)
  1. First Fanfare - 17:08
  2. Second Fanfare - 7:44
  3. Third Fanfare - 7:43
(BNF 40945933) - (ASIN B0007WFXS0)
2007 : Clameurs (Sunnyside Records)
  1. Prologue - Paroles nues - 4:03
  2. Monchoachi, Wélélé nou (nos clameurs) - 11:46
  3. Frantz Fanon 1952 - 7:02
  4. La Chanson d'Antar - 5:59
  5. Edouard Glissant, l'Archipel des Grans Chaos “La Traite” - 5:34
  6. Edouard Glissant, l'Archipel des Grans Chaos “Les Iles” - 8:11
  7. Epilogue - Cadences de chaîne - 7:05

(à compléter)

(ASIN B000ROALZI)
2010 : Trails of Tears (Universal music classics jazz France)
  1. Nunna Daul Sunyi - 7:08
  2. Tagaloo, Georgia - 4:47
  3. Tahlequah, Oklahoma - 3:10
  4. The removal. Act I - 11:26
  5. The removal. Act II - 6:10
  6. Gorée - 4:35
  7. The middle passage - 2:42

Musiciens :

(BNF 42186520)
2014 : FreeJazzArt. Sessions for Bill Dixon (RogueArt)
  1. An Evening And A Night At The Annex Bar - 16:12
  2. Brooklyn Bridge, The River, The Metal And The Wind - 14:06
  3. Bennington-New York, Round Trip - 12:51

Musiciens :

  • Jacques Coursil, trompette
  • Alan Silva, contrebasse
{{Discogs release}}
2020 : Hostipitality Suite (SAVVY records)
(à compléter)

Publications

  • Grammaire analytique du français contemporain. Essai d'intelligence artificielle et de linguistique générale, Caen, 1992.
  • La fonction muette du langage : essai de linguistique générale contemporaine, coédition Ibis rouge éditions (Petit-bourg) et Presses universitaires créoles-GEREC (Schœlcher), 2000, 105 p., (ISBN 2-84450-090-0), (BNF 37688645).
  • Valeurs pures. Le paradigme sémiotique de Ferdinand de Saussure, Limoges, Lambert-Lucas, 2015, 248 p., (ISBN 978-2-35935-113-2).

Références

  1. « Hommage à Jacques Coursil », sur France Musique,
  2. Francis Marmande, « Le trompettiste et compositeur Jacques Coursil est mort », Le Monde, no 23476,‎ , p. 27 (lire en ligne)
  3. a et b [1], sur hebdo.nouvelobs.com
  4. a et b http://www.rfi.fr/musiquefr/articles/089/article_16851.asp
  5. « Jacques Coursil : entendre le bruit du monde », sur Afrik.com, (consulté le ).
  6. a et b « Jacques Coursil (1938 - 2020) – trompette », sur le Bananier bleu, (consulté le ).

Liens externes

  • (fr + en) Site officielVoir et modifier les données sur Wikidata
  • Ressources relatives à la musiqueVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Discogs
    • MusicBrainz
    • Muziekweb
    • Songkick
  • Ressource relative à plusieurs domainesVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Radio France
  • Ressource relative à la vie publiqueVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • « Maitron »
  • Ressource relative à l'audiovisuelVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Africultures
  • Ressource relative à la rechercheVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Persée
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • VIAF
    • ISNI
    • BnF (données)
    • IdRef
    • LCCN
    • GND
    • Italie
    • Espagne
    • Pays-Bas
    • WorldCat
  • Extrait d'un concert au festival Banlieues Bleues,
  • Jacques coursil : Photogrammes extrait du film réalisé par Guillaume Dero (prod La Huit 2010)
  • icône décorative Portail du jazz
  • icône décorative Portail de la linguistique
  • icône décorative Portail de la France