Brigitte Autran

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Brigitte Autran
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Fonction
Présidente
Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires
depuis le
Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Médecin, chercheuseVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Directeur de thèse
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
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Brigitte Marie Nicole Autran, née en 1954 à Paris, ancienne praticienne de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et une professeure des universités, spécialisée en immunologie, vaccin, déficit immunitaire et transplantation. Elle est professeure émérite à Sorbonne Université et particulièrement connue pour ses travaux de recherche sur les soins aux malades du sida. En , elle devient également présidente du Comité français de veille et d'anticipation des risques sanitaires (COVARS).

Parcours

Née en 1954 à Paris[1], Brigitte Autran mène des études de médecine qui la conduisent à l'internat des hôpitaux de Paris de 1978 à 1983. À ce titre, elle est en 1981 la première interne à être confronté à un patient atteint du sida, à l’hôpital Bichat-Claude-Bernard[2],[3]. Elle présente sa thèse de doctorat de médecine en 1983, à l’université Paris 7, qu’elle complète en 1992 d’une thèse de doctorat en immunologie, Réponses t cytotoxiques au VIH et contrôle des fonctions de cytotoxicité exercées par les cellules cd8+cd57+, obtenant en 1991 le Prix Bernard Halpern.

En 1984, elle commence à intervenir à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière comme assistante après avoir exercé en tant que chef de clinique assistant à l'hôpital Bichat-Claude-Bernard. En 1989, elle devient maître de conférence et praticienne à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière puis professeure des universités en 1994, participant à ce titre à des enseignements[4].

Elle a dirigé, au sein de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le département d’immunologie ainsi que le pôle de biologie médicale et pathologie. Ses contributions les plus importantes portent sur l’immunologie du VIH[1]. Dans les années 1990, ses équipes démontrent le rôle des lymphocytes pour contenir l'infection par le VIH[5]. Le 4 juillet 1997, un groupe de biologistes et de médecins publient dans la revue américaine Science le résultat de recherches, menées sous sa direction, montrant pour la première fois que l'administration d'associations médicamenteuses antirétrovirales est de nature à stimuler les défenses de l'organisme, et à désactiver l'action cellulaire du virus[6]. C'est la confirmation des apports de la trithérapie pour soigner les malades du VIH[7].

En juillet 2004, à la 15e conférence internationale sur le sida, à Bangkok, Brigitte Autran évoque des recherches sur un vaccin thérapeutique, pour tenter de restaurer les réponses immunitaires, selon un axe différent des cocktails d'antirétroviraux de la trithérapie, et de façon complémentaire[8].

De 2009 à 2013, elle coordonne le programme Infection-Cancer-Immunité au sein de l’Institut fédératif de recherche 113, ainsi que l’équipe de recherche Immunité et Immunogénétique antivirale et vaccinale rattachée à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Elle a développé un consortium de recherches vaccinales (CoReVac) auprès de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) et de l’Institut de microbiologie et maladies infectieuses (IMMI)[9].

Elle a apporté également son concours à l’Organisation mondiale de la santé, qui la met à contribution pour son expertise dans le domaine de la sécurité des vaccins[9].

En juillet 2022, elle est nommée présidente du comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (COVARS) qui remplace le Conseil scientifique Covid-19[10].

Vie privée

Brigitte Autran a deux enfants[3].

Décorations

Références

  1. a et b Brigitte Autran, sur le site de l'Institut Pasteur
  2. Où en est la recherche sur le VIH à l'UPMC ? Site de l’Université Pierre-et-Marie-Curie.
  3. a et b Bass 2000, p. 18.
  4. Brigitte Autran, sur le site de l’Université Pierre-et-Marie-Curie. Biographie
  5. Olivier 2002.
  6. Leibowitch 2011.
  7. Nau 1997.
  8. Benkimoun 2004.
  9. a et b Brigitte Autran sur le site du Haut Conseil de la santé publique
  10. « Santé : l’immunologue Brigitte Autran présidera le nouveau Conseil scientifique », sur Sud Ouest, (consulté le )
  11. Décret du 13 juillet 2005 portant promotion et nomination

Voir aussi

Bibliographie

  • Nicolas Revoy, « Vaccin contre le VIH : « Un résultat significativement intéressant » », Le journal de la science,‎ (lire en ligne).
  • Jacques Leibowitch, Pour en finir avec le SIDA, Éditions Plon, (lire en ligne).
  • (en) Emily Bass, « Cool Operator, Brigitte Autran », HIV Plus,‎ (lire en ligne).

Articles de journaux

Exemples d’articles de journaux d’informations générales citant ses recherches.

  • Paul Benkimoun, « La recherche antisida à petits pas », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Vincent Olivier, « La protéine qui protège », L’Express,‎ (lire en ligne).
  • (en) Lawrence K. Altman, « Immune System Can Revive After AIDS, Studies Suggest », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  • Marc Gozlan, « Mieux comprendre l'impact des trithérapies », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  • Jean-Yves Nau, « Les trithérapies réactivent le système immunitaire des malades du sida », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Liens externes

  • Ressources relatives à la rechercheVoir et modifier les données sur Wikidata :
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    • NUKAT
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  • « Brigitte Autran », sur le site de l’Université Pierre-et-Marie-Curie.
  • « Brigitte Autran », sur le site du Haut Conseil de la santé publique.
  • (en) « Brigitte Autran », sur le site de l’Institut Pasteur.
  • « Mise au point d’un vaccin thérapeutique contre le VIH : une alternative à la tri-thérapie ? », sur le site de l’Inserm, .
  • « Reponses t cytotoxiques au vih et controle des fonctions de cytotoxicite exerce par les cellules cd8+cd57+, par Brigitte Autran », sur le site www.theses.fr.
  • (en) Erika Check, « Trial suggests vaccines could aid HIV therapy », sur le site www.nature.com de la revue Nature.
  • « Où en est la recherche sur le VIH à l'UPMC? », sur le site de l’Université Pierre-et-Marie-Curie.
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